Image couverture du livre
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« La prophétie de la victoire des amoureux »

(dépôt légal 2013)

Édition phoenxYZ

Une expérience existentielle toute livrée en poésie.

Pour le meilleur… et pour l’amélioration de nos dires à parfaire, et à embrasser quels qu’ils en soient.

231 pages – illustrations couleurs

Écrire

Écrire a été en premier lieu un espace inconnu qui m’a permit de me voir apparaître littéralement comme dans un reflet de miroir. Et surtout de découvrir l’âme sensible et exquise de mes émotions, leurs légitimités intrinsèques, quelles qu’elles soient. L’état, mis à nu et en strophes (vers, rimes) dans ses inclinaisons et ses effusions les plus inattendues et libératrices, un tant soit peu, selon le duel, ou l’écuelle d’émotivité en discussion. Car pour moi, le sentiment de vivre l’abandon total aux élucubrations de mes élocutions en déclamations, si soudaines que voulues, est un plaisir qui s’apparente en quelque sorte à ce que je pourrais qualifier d’orgasmique! J’ai très souvent l’impression oppressante que les mots peuvent ne rien dire, même avec un grand effort, même avec toute l’affection du monde. Combien en faut-il pour arriver à rejoindre la cheville toute menue d’une auréole imagée qui distingue encore à peine, la spécificité d’un pixel porté aux nus par une intelligence quasi insaisissable!...Les mots ne sont que l’outil du menuisier qui doit visualiser, sentir le mobilier qu’il doit créer, et s’en laisser imprégner au point de ne plus le reconnaître au moment de sa naissance « in credo ». Avec eux, on peut fuir les ports d’espoirs majeurs, les antres décisifs, si la volonté de mourir dans chacun d’eux n’est pas omniprésente, pour en arriver à revivre, à se renaître, à ascensionner très souvent des abîmes inqualifiables, en y démasquant leurs empires démesurés, à fleur de peau et de démons bien encagés. Vivre sous le joug de mots qui ne sont pas libres est un travail de toute haleine, afin de bien comprendre l’emprise de leurs écrous, et libérer les trésors du blanc et du noir en juste harmonie de conciliation, de réconciliation.

Exutoire, un sentiment qui encadre bien cette impression que je ressens, quand après avoir écrit un poème, un paragraphe, un chapitre, il apparaît que tous ces mots bien choisis et sentis, qui m’ont eux-mêmes choisie en fait, arrivent à tracer un tant soit-il, les icônes, touchant une des poussières d’un grain de semence exponentiel vibrant au cœur de mon être, et qui essaie tant bien que mal, de se frayer un chemin vers l’expérience participative de faire un tableau, qui pourrait ressembler en fin de compte à quelque-chose de moi-même!